A la découverte de la «quintessence française» (2/4)
France — par Kipp TRIEU le 31 juillet 2009 à 11:29Suite du récit de Kipp, étudiant américain en échange universitaire à Paris. Pour découvrir ou redécouvrir le premier volet de cette réflexion sur le dépaysement, cliquez ici.
Mes parents sont d’origine vietnamienne, donc à la maison, on parle vietnamien. Même si je parle français avec un honkey accent américain, et si quand on me dit « ni hao » dans le Marais je réponds « Comment ? » , ce n’est qu’après mon séjour en France que je comprends vraiment ce que veut dire « nuoc eau javel » ou « nha ga » ou « tu vít » (‘eau de javel’, ‘la gare’ et ‘tournevis’ (j’étais au rayon bricolage du BHV). Mots ‘franchouillards’ qui étaient standards dans la langue vietnamienne. Voilà effectivement de petits éléments de… moi, dont les origines restaient jusqu’à là non expliquées pour moi.
Aurais-je pu demander à Bà ngoai, grand-mère, de m’expliquer tout cela ? Bien sûr. Mais ceci, c’est bien plus intéressant.
De mon point de vue honkey Américain, l’anglais et le français sont des langues véritablement similaires. Mais, talk about culture shock. Tout est fermé le dimanche ?!? On pèse soi-même ses fruits ?!? Mais, comment vais-je manger avec cette toute petite table au restaurant ? Mes grosses cuisses américaines vont tout écraser !
D’ailleurs, on réfléchit sur ses habitudes, sur les différences et les similarités de celles des « locaux » et de celles de ses origines. Forcément, ils « feront les choses » différemment des habitudes.
Mais, après le choc primaire, il faut se demander, pourquoi est-ce comme ça ?
Et puis on commence à comprendre des choses.
Pourquoi les coutumes sont-elles différentes ? On peut comprendre, ainsi, les différences entre des cultures, les apprécier et apprécier les toutes petites nuances qui définissent ces cultures.
Là, c’est le « vrai » espace mondial. On n’est pas là simplement pour être étudiant international, mais aussi un étudiant international, celui de l’arène internationale : pour vraiment comprendre, apprécier, l’autrui. Les lectures de « Susan Strange » et al. nous enseigneront jusqu’à un certain niveau. Mais comme nous allons voir dans la partie suivante, en praxis, « le monde » est bien plus compliqué que cela.
Photo: Marionzetta / Flickr – Licence Creative Commons
Tags: dépaysement, Espace mondial, Etats-Unis, France, Le Marais, Paris, Susan Strange, VietnamAvertissement
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement les vues ou opinions de l'association Amphis d'@illeurs.


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