The backpack life : l’aventure à l’Australienne
Océanie — par Monelle Barthélemy le 18 août 2009 à 09:59Prendre la route, arriver dans une ville, dormir dans un dortoir, visiter la ville puis repartir le jour suivant : la vie des Backpackers australiens est éprouvante, rebondissante et terriblement excitante !
Les dorms où s’alignent des lits superposés n’évoquent pas pour nos esprits européens confort et plaisir. Au contraire, nous pensons au manque d’intimité, aux éventuels vols, au terrible partage de la salle de bain, à un possible voisin ronfleur, ou encore au bazar qui règne dans ces établissements qu’on nomme « backpack », en référence au sacs à dos qu’a chaque backpacker qui se respecte.
Pourtant mes trois expériences de packbacks sont les meilleurs souvenirs de ma vie à l’australienne pour l’instant. Il y règne une atmosphère extraordinaire, un goût de différent qui fait s’envoler tous les préjugés européens. Impossible de décrire la diversité des occupants des « bunks », ces lits peu confortables où l’on s’endort pourtant en cinq minutes tant la journée a été riche en émotion : des jeunes touristes en road trip cohabitent avec des couples en vacances, des nouveaux arrivants à la recherche d’une coloc, des australiens en vadrouilles, des étudiants internationaux en week-end, et parfois quelques personnes plus âgées, des nostalgiques probablement. Tous se croisent, se saluent, froidement ou chaleureusement, vous montrent les photos de leurs étapes précédentes, vous conseillent sur vos prochaines destinations ou vous racontent leur safari entre Adélaide et Alice Spring… Certains, croisés deux soirs, parfois un seul, vous promettent de passer vous voir, de vous envoyer des photos. Et puis l’Australie n’est pas si grande, rendez-vous à Brisbane dans quelques semaines alors ?
Pour les mœurs, que dire ? Les règles d’or sont : ne s’étonner de rien, profiter de l’instant présent et rester ouvert d’esprit. J’ai donc : passé mes journées en maillot de bain, reçu en cadeau un pantacourt (la suissesse qui me la donné avait pris du poids !) été hélée par des garçons en road trip que j’avais rencontré à Brisbane, partagé un instant brossage de dent avec David (un backpacker) et Maud, pris un bain dans la piscine à deux heures du matin avec un allemand et deux brésiliens, invité plusieurs autres packpackers qui passaient par là à nous rejoindre, cuisiné des pâtes sur une plaque à douze feux… où chacun faisait cuire des pâtes avec différents degrés de sophistication et expérimenté diverses boissons telles que le « goun » (qui s’écrit comme ça se prononce, enfin personne ne sait vraiment comment ça se prononce). Il est aussi tout à fait normal d’improviser une soirée dans la chambre, de retrouver les deux brésiliens sur son balcon alors que leur chambre n’est absolument pas à cet étage là, de se réveiller à 6h du matin avec une vue imprenable sur le boxer à petits cœurs de son voisin de lit (il l’a avoué lui-même avec son petit accent irlandais « hey, it’s sexy, isn’t it ? ») ou encore de partir prendre un petit dej’ au bord de la piscine avec les gens de sa chambre (généreusement offert par le backpack à Airlie : toasts de végémite ou peanut butter entre 7 et 8h, ou comment dissuader chacun de déjeuner aux frais de la maison !). D’ailleurs, les deux Allemands avec nous sont partis au supermarché à côté et sont revenus avec du schwärzbrot, du fromage et de la sauce barbecue, nos céréales ne souffraient pas la comparaison!
Enfin, deux constantes dans les échanges entre backpackers, « d’où venez-vous ? » et « où allez-vous ». Si la première réponse fait inévitablement rêver : Fraser Island et les 4×4 sur la plage, Cairn et la Grande Barrière de Corail, Sydney ou encore Darwin et les forêts tropicales, la seconde illustre ce qu’est vraiment la vie de packpack : « come what may ». Advienne que pourra. Après tout, l’aventure la vraie n’est qu’une question de belles rencontres, d’improvisation et d’impulsions.
Photo : Monelle Barthélémy / Amphis d’@illeurs – Licence Creative Commons
Tags: Australie, aventure, BackpackerAvertissement
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement les vues ou opinions de l'association Amphis d'@illeurs.


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