On the road in Western Australia
Océanie — par Celine Leon le 19 septembre 2009 à 10:00Perth – Exmouth – Perth : 10 jours et plus de 3600 kilomètres parcourus en van à travers l’Australie occidentale : embarquez on the road !
A peine le temps de prendre ses marques dans le van, de s’habituer à la conduite à gauche sur une autoroute à quatre voies et de comprendre comment prendre les ronds-points dans le bon sens que déjà les grattes ciels de Perth rétrécissent dans le rétroviseur, le trafic s’amenuise, la radio grésille, les portables ne détectent plus aucun réseau et l’autoroute cède la place à une deux fois une voie. Des deux côtés de la route, d’immenses étendues désertiques s’étendent à des kilomètres à la ronde : l’outback nous tend les bras.
Première impression de la route australienne : les ponts et chaussés australiens ont fait dans l’efficacité, les longues portions de lignes droites semblent interminables, surtout lorsqu’elles traversent des paysages certes magnifiques mais qui ne changent que très peu sur des centaines et des centaines de kilomètres. Alors, bien calés à 110 kilomètres heure, vitesse maximale autorisée sur les routes australiennes, on s’occupe comme on peut en disant bonjour aux quelques véhicules qui arrivent en sens inverse, en espérant que la mer tant attendue apparaitra en haut de la prochaine colline, ou bien en voyant grossir avec gourmandise la caravane ou le camion encore loin devant, qu’il va falloir dépasser dans quelques minutes.
On croise de drôles de véhicules sur les routes du bush australien ; surtout, on perd toute notion de grandeur. Ici, les camions ne s’appellent pas camions mais road trains, et peuvent tirer jusqu’à trois remorques. Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner quand il faut en dépasser deux ou trois à la suite ! On croise aussi des attelages plutôt assez peu écolo : les 4×4 sont évidemment légions, mais le plus souvent, ils trainent derrière eux une remorque sur laquelle est perché un bateau à moteur et les caravanes et autres camping-cars peuvent atteindre des tailles surréalistes ! Et puis il y a les convois over size annoncés par une voiture ouvreuse et une voiture suiveuse ; ainsi, des maisons entières se baladent en camions sur les routes australiennes !
Et les kangourous me direz vous, où sont-ils ? Pendant la journée, les pauvres que l’on croise sont malheureusement le plus souvent écrasés le long de la route. Mais la nuit, ils sortent par centaines et viennent sautiller le long des routes, ce qui rend la conduite extrêmement dangereuse. Surtout que certains semblent avoir des tendances carrément suicidaires, n’hésitant pas à se jeter sous les roues des voitures qui passent. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, les émeus payant eux aussi un très lourd tribut.
Mais si les routes australiennes sont dangereuses pour les animaux sauvages, elles le sont tout autant pour les usagers, en témoignent le nombre de croix fleuries sur le bord de la chaussée. La police est donc très présente, surgissant parfois de nulle part ! La fatigue et l’alcool sont les principaux facteurs d’accidents ; ainsi de larges panneaux sont plantés le long des routes pour prévenir que la police locale effectue des contrôles ou de fatigue (impossible de savoir comment ils arrivent à mesurer ça !), ou d’alcoolémie ou bien encore de vitesse. Pour lutter contre l’insécurité routière, le gouvernement a lancé une campagne « free coffee for drivers », incitant les conducteurs à faire des pauses dans les stations service.
Un café donc, dans une station service plantée au milieu de nulle part, avec son lot de personnages caractéristiques, entre le gérant à l’accent australien à couper au couteau, les touristes japonais descendant de leur car ou l’Australien typique qui descend – pieds nus et en short Billabong, excusez le cliché qui a quand même son fond de vérité ! – de son 4×4 pour ingurgiter vite fait bien fait une meat pie Mrs Mac’s. On fait le plein, on se dégourdit les jambes, et on repart sur la route !
Photo: Céline Léon / Amphis d’@illeurs – Licence Creative Commons
Avertissement
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement les vues ou opinions de l'association Amphis d'@illeurs.


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