Going Greek, part one : Frat Sweet Frat
Amérique du Nord — par Louise Margolin le 5 octobre 2009 à 14:00Quoi de plus typique, mais aussi de plus énigmatique et fascinant pour les étrangers, que les fraternités et sororités des campus américains ?
WTF, une « fraternité » ?
En théorie, une fraternité est une organisation sociale d’étudiants de sexe masculin (la sororité regroupe uniquement des filles) dont les membres sont si proches qu’ils constituent presque une fratrie et que nombre d’entre eux vivent dans la même maison. Son nom est toujours constitué de lettres grecques. Ceci explique les expressions « Greek life » et « Going Greek ». En théorie toujours, le but d’une fraternité est d’offrir à ses membres un important réseau professionnel, de les faire s’engager dans des associations caritatives, de les pousser aux meilleurs résultats académiques, et, bien sûr, de leur apporter des amis pour la vie. Leadership, esprit humaniste et généreux, meilleur de soi-même, brotherhood, voilà les mots d’ordres d’une frat !
En réalité, le lien si fort entre les frat boys naît et se développe dans la bière. Les objectifs du frat boy, bien loin d’aider les pauvres et d’obtenir des A+ dans toutes les matières, sont plutôt le nombre d’apparitions torse nu pendant la journée et le nombre de chopes (de bière, et de filles, cela va de soi !) par soirée !
La Greek life est fascinante, et l’expérimenter est un passage obligé pour tout étudiant en échange aux Etats-Unis.
The Party !
La manière la plus aisée d’aborder la Greek life américaine est d’aller à une « frat party », soit une fête organisée par une fraternité dans sa propre maison. Les questions que l’on peut se poser sont alors, comment trouver, comment entrer, et comment apprécier une frat party ?
A la première question, je répondrai que l’esprit humaniste des frat boys les amène à organiser des fêtes toutes les semaines, et ce plusieurs fois par semaine. Au vu de la présence de 21 fraternités sur le campus de UCLA, il n’est pas très dur de trouver une fête.
Entrer dans une telle fête est tout aussi facile. Connaître un membre de la frat pourrait a priori sembler nécessaire. En fait, se présenter simplement devant la porte de la maison est tout aussi efficace !
C’est à la troisième question qu’une réponse est beaucoup plus difficile à donner. Les Français savent faire la fête. Ils savent danser. Ils savent boire. Mais les Français peuvent-ils apprécier ces filles qui, perdant toute dignité après une bière, vont de frat party en frat party pour se frotter littéralement contre des mâles beaufs déchainés au son du rap US, tandis que d’autres, à côté, jouent au beer pong, et que d’autres encore, dans les étages, en sont arrivés tellement loin qu’on le taira ici ? Rien n’est moins sûr…
Photo : Louise Margolin pour Amphis d’@illeurs – Flickr / Licence Creative Commons
Tags: Californie, Etats-Unis, fraternité, greek, Los Angeles, sororité, UCLAAvertissement
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement les vues ou opinions de l'association Amphis d'@illeurs.


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4 commentaires
Tres bien mais je pense au’il aurait ete utile de preciser le cout d’entree dans les frat et sororities qui est de plus de 1500$ par an. Si tu ne vas pas aux evenements sociaux organises par la fraternite ou sorority et que tu ne previens pas au moins une semaine a l’avance tu dois payer une amende de 50$. En plus evidemment il faut avoir de magnifiques et differentes robes pour ces differents evenements sociaux. Qui veut payer pour ses amis ????
Ne t’inquiète pas, mon expérience de la rush week (45$ les 5 jours de rush) des sororités arrive très vite!
Et vu tout ce qu’ils acceptent de faire pour entrer dans la fraternité, je pense que les Américains n’ont aucun problème à payer pour leurs amis!
« La Greek life est fascinante, et l’expérimenter est un passage obligé pour tout étudiant en échange aux Etats-Unis.»
Je ne suis (presque) pas rabat-joie mais il y a aussi des étudiants en échange aux États-Unis qui ne portent aucune espèce d’intérêt aux fraternités/sororités, même s’ils sont – au hasard, comme moi – sur le campus qui regroupe la deuxième plus grande population de Greeks des Etats-Unis. Cela se justifie largement, je pense, par la réponse à ta troisième question, mais aussi par le fait que ce sont des groupes de gens qui, en choisissant de vivre en communauté, se sont souvent majoritairement isolés du reste de la population étudiante.
salut,
concernant les soirées dans les fraternités, j’aimerais savoir si l’on peut y avoir accés en juillet et en Aout, je pense notamment à UCLA ?
Merci pour votre réponse.