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	<title>Amphis d @illeurs &#187; Europe</title>
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	<description>Le webzine de l&#039;aventure étudiante</description>
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		<title>Démission du président allemand</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jun 2010 19:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeanne Davenel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Le lundi 31 mai 2010 Horst Köhler a annoncé le retrait de sa fonction de Président de la République fédérale d’Allemagne. A l’origine de cette décision inattendue, de vives critiques à l’encontre de propos exprimés par le Président le 23 mai dernier, selon lesquels la présence de troupes allemandes en Afghanistan constitue un engagement stratégique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 31 mai 2010 Horst Köhler a annoncé le retrait de sa fonction de Président de la République fédérale d’Allemagne. A l’origine de cette décision inattendue, de vives critiques à l’encontre de propos exprimés par le Président le 23 mai dernier, selon lesquels la présence de troupes allemandes en Afghanistan constitue un engagement stratégique visant notamment à défendre les intérêts économiques de l’Allemagne.</p>
<p>Parmi les étudiants de sciences politiques, l’incompréhension domine. Pourquoi le <em>Bundespräsident</em> ne pourrait-il pas supporter des critiques sur les opinions qu’il exprime ? Pourquoi ne peut-il pas prendre position librement, alors que sa fonction devrait lui permettre un certain recul, dépassant les clivages partisans ? Celui dont la fonction s’avère souvent un peu oubliée, doit-il alors se taire, reculer devant l’assaut des critiques ?</p>
<p>Premier représentant de la République fédérale d’Allemagne, élu pour  cinq ans, le Président est doté par la Constitution de 1949 avant tout d’un rôle symbolique, par opposition aux pouvoirs considérables dont il était doté sous la République de Weimar (1919-1933). Réélu au poste de Président il y a un peu plus d’un an, Horst Köhler quitte donc le château de Bellevue de Berlin, résidence permanente de la Présidence fédérale, et doit désormais être remplacé dans les trente jours qui suivent sa démission, conformément à la Constitution allemande. L’intérim est assuré par Jens Böhrnsen, président du Bundesrat, soit le Conseil fédéral, regroupant les représentants des gouvernements des Länder (les Etats fédéraux allemands).</p>
<p>Parmi mes camarades étudiants en sciences politiques se lit l’inquiétude. Cette démission n’est-elle pas l’expression d’un malaise plus profond au sein du gouvernement d’Angela Merkel ? La coalition noire-jaune, formée à l’automne 2009, regroupant les partis de l’Union (CDU-CSU) et le FDP (le parti libéral allemand), cherche le compromis mais achoppe sur la discorde. Par ailleurs, les propos de Horst Köhler n’ont-ils pas tout simplement énoncé une vérité que le gouvernement allemand admet difficilement ? L’Allemagne ne peut pas ouvertement s’imposer comme puissance militaire pour des raisons historiques (particulièrement la marche à la guerre menée par Hitler dès 1933), elle cherche en revanche à s’exprimer sur la scène internationale comme puissance civile. L’engagement en Afghanistan se trouve avant tout ainsi justifié : l’Allemagne, membre de l’Alliance atlantique, se doit de contribuer à la construction d’un Etat afghan autonome. Horst Köhler n’a fait que pointer du doigt d’autres intérêts stratégiques de l’Allemagne en Afghanistan.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, les débats vont bon train depuis le 31 mai pour savoir quel sera le successeur de Horst Köhler. Plusieurs noms sont mis sur le devant de la scène, notamment Ursula von der Leyen, ministre fédérale du Travail (CDU) ou encore Joachim Gauke, candidat soutenu par le SPD (le parti socialiste allemand) et les Verts (die Grünen). Plus probable est encore la candidature de Christian Wulff, actuellement <em>Ministerpräsident</em>, c’est-à-dire chef de gouvernement, de Basse-Saxe. Le président sera élu par la <em>Bundesversammlung</em>, une assemblée constituée des membres du <em>Bundestag</em> (la Chambre des députés allemands) et d’élus représentant les Länder, dont l’unique fonction est d’élire le président de la République fédérale. La majorité absolue est requise pour l’élection du président, ce dernier bénéficie donc théoriquement d’un soutien relativement large.</p>
<p>La démission du Président de la République fédérale d’Allemagne, dont la fonction ne devait être essentiellement que symbolique, exprime donc des difficultés profondes auxquelles le gouvernement d’Angela Merkel est confronté.</p>
<p>Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/tgoldkamp/538753448/">Flickr </a>- Pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Common</p>
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		<title>Ils sont givrés ces Norvégiens!</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 06:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arantxa Vaillant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Erasmus]]></category>
		<category><![CDATA[Neige]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
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		<category><![CDATA[Ski]]></category>
		<category><![CDATA[Vikings]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous avez regardé un peu les JO, ce dont je ne doute pas, vous avez pu vous rendre compte que la Norvège, petit pays s’il en est, a remporté de nombreuses médailles. En effet, pour l’instant, le pays inventeur du ski (prononcez chi en version originale) s’en sort plutôt bien. Et sur les 15 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Si vous avez regardé un peu les JO, ce dont je ne doute pas, vous avez pu vous rendre compte que la Norvège, petit pays s’il en est, a remporté de nombreuses médailles. En effet, pour l’instant, le pays inventeur du ski (prononcez <em>chi</em> en version originale) s’en sort plutôt bien. Et sur les 15 médailles qu’ils ont obtenues <em>so far</em>, 10 ont été obtenues en ski de fond, ou en biathlon. Et ce n’est pas un hasard.</p>
<p>Le ski de fond ici, c’est un peu une religion (d’ailleurs, chez les Vikings, il y avait un dieu du ski <em>Ull</em>.) Il y a des pistes partout autour de la ville : le métro<a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050718.JPG"><img class="size-medium wp-image-1745 alignright" title="P1050718" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050718-300x168.jpg" alt="P1050718" width="300" height="168" /></a> vous emmène au départ des pistes en 15 minutes, et celles-ci vous offrent la possibilité de skier dans la forêt, le long des lacs (voire même <em>sur</em> lesdits lacs quand ils sont bien gelés) ou encore dans une sorte de steppe avec vue sur le fjord et sur Oslo. Les pistes sont bien sûr éclairées : dans un pays où la nuit tombe à 14h au cœur de l’hiver, c’est absolument indispensable.</p>
<p><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240378.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1742" title="P1240378" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240378-300x225.jpg" alt="P1240378" width="300" height="225" /></a>Les Norvégiens aiment le ski, et ils le prouvent. Vous voyez le ciel bleu ? Il ne fait que -10° dehors ? Vous allez faire du ski, mais vous n’êtes pas seuls. C’est un peu l’autoroute le dimanche après-midi par beau temps. Les pros s’entraînent à la vitesse grand v, l’Erasmus en balade se fait doubler par les grands-mères ou des femmes enceintes. Normal me dites-vous. Mais là où ça devient grave, c’est que le soir, après le boulot, vers les 20 heures et ce malgré la chute de neige à gros flocons et les -20°, avec une frontale sur la tête, le Norvégien est toujours présent… On a même croisé un fou à 23h en train de skier avec sa lampe dans la forêt.</p>
<p>La résidence étudiante étant située au pied des pistes, nous avons accès à un échantillon parfait pour une enquête sociologique sur le sujet. Mais il n’y en a pas besoin. Tout le monde pratique le ski de fond. Dans la cour de l’école ou à la crèche, le jeune Norvégien fait du ski pour s’entraîner. On croise des petits bouts’chou qui skient très convenablement à 3-4 ans. Et des gens qui se font tirer par leurs chiens lancés à toute vitesse. Et des professionnels qui vous filent des coups de bâtons. Et ne s&#8217;arrêtent pas pour s&#8217;excuser, pas le temps.</p>
<p>Le ski, dans ce pays, c’est vraiment un art de vivre. À Oslo, les gens skient comme ils font leur jogging. Ils font des soirées « on va en ski jusqu’à un <a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240415.jpg"><img class="size-medium wp-image-1743 alignright" title="P1240415" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240415-300x225.jpg" alt="P1240415" width="300" height="225" /></a>resto perdu dans la forêt, on se bourre la gueule et on rentre à ski ». Dans le reste du pays aussi, le ski est indispensable dans une Norvège qui vit l’hiver d’octobre à avril au minimum. Aux temps jadis, ils étaient le moyen de locomotion par excellence. C’est ainsi qu’au XIII° siècle l’héritier du trône norvégien fut sauvé de ses poursuivants par des guerriers à ski qui traversèrent la montagne avec le prince sur le dos. En l’honneur de ce sauvetage, les Norvégiens d’aujourd’hui participent à la <em>Birkebeinerrenn</em>, une course 56 km rejoignant Rena et Lillehammer avec un sac de 3,5 kg sur le dos, en souvenir du prince.</p>
<p>Si le ski est une tradition millénaire dans ce pays – on a retrouvé des skis datant de plus de 4000 ans – c’est aujourd’hui tout un pan de la culture locale. Comme le dit un proverbe local, « un norvégien naît avec des skis au pieds ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050747.JPG"><img class="size-medium wp-image-1741 aligncenter" title="P1050747" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050747-300x168.jpg" alt="P1050747" width="300" height="168" /></a></p>
<p><strong>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/andreassolberg/2357398921/sizes/l/" target="_blank">Andreas Solberg</a> / Flickr &#8211; Licence Creative Commons &#8211; Arantxa Vaillant pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
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		<title>Le carnaval de Cologne, ou l&#8217;orgie teutonne</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 07:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Repplinger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Carnaval]]></category>
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		<category><![CDATA[fête]]></category>

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		<description><![CDATA[Si cela fait 178 ans que la ville de Cologne, dans l'Ouest de l'Allemagne, organise l'un des plus grands défilés carnavalesques d'Europe, la tradition de grandes festivités organisées en février, elle, remonte à l'époque romaine, c'est à dire au moment de la création de la ville, sous le règne de l'empereur Néron.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Célébrant à l&#8217;origine le culte du dieu Dionysos, divinités du vin et des plaisirs charnels, les festivitrés prirent le nom de carnaval a l&#8217;époque chrétienne, lorsque les premiers chrétiens, adaptants les anciennes fêtes païennes,  créèrent le &laquo;&nbsp;carne vale&raquo;&nbsp;, l&#8217;adieu à la viande. Ainsi, pour se préparer à entrer dans la période du carème, période de privations couvrant les quarante jours avant Paques, les fidèles organisèrent pendant la semaine précédant le mercredi des cendres une semaine de grandes festivités et de repas gargantuesques, ce qui fut également l&#8217;occasion de perpétuer les héritages païens.</p>
<p>Dans sa forme actuelle, le carnaval de Cologne dure six jours, du jeudi des femmes (<strong>Weiberfastnacht</strong> en allemand) au mardi gras, succédant à trois mois de préparations démarrant le 11 novembre à 11h 11.</p>
<p>Le jeudi de la Weiberfastnacht, il est de tradition de prendre son petit déjeuner sur son lieu de travail avec ses collègues, de se faire couper la cravate et embrasser sur les joues par les femmes (si possible en laissant des traces de rouge à lèvre), et à 11h11, d&#8217;arrêter officiellement de travailler. En tant que stagiaire, je vous garantie que cette coutume n&#8217;est pas démodée.</p>
<p>L&#8217;après midi, les rues se remplissent de personnages déguisés, qui toutes se dirigent dans des bars bondés, bien que vidées de leurs table et chaises. Au menu, cocktails d&#8217;alcool locaux et Kölsch à gogo. La <strong>Kölsch</strong>, la bière produite exclusivement à Cologne, est une pièce de patrimoine à elle seule puisqu&#8217;elle est le symbole de la ville de Cologne et la principale marque de rivalité qui oppose la ville a sa voisine Düsseldorf, qui elle brasse l&#8217;Altbier, une bière brune qui pour les habitants de Cologne tire sa couleur de l&#8217;emploi de l&#8217;eau non filtrée du Rhin.</p>
<p>Le tout au son de la <strong>Volksmusik</strong> allemande et autres chants traditionnels du carnaval, interprétés dans le patois local, le <strong>Kölle</strong> &#8211; dialecte qui, soit dit en passant, est incompréhensible pour n&#8217;importe quel germaniste étranger et pour tout allemand étranger au Land de Rhénanie du Nord &#8211; Westphalie. Si ce type de musique peut rendre sceptique tout noceur étranger, il faut cependant se rendre compte qu&#8217;elle fait également parti du folklore de la fête. Invitant à la fête et aux plaisirs de la vie, elle finit par séduire n&#8217;importe quel fêtard suspicieux. Nul besoin de s&#8217;échauffer chez soi à la fête : les bars sont déja bondés a 16h, les carnevalistes commencent à tituber à 18. Il faut cependant tenir le coup, car le carnaval est avant tout une question d&#8217;endurance&#8230;</p>
<p>Après le jeudi des femmes, le vendredi et le samedi sont un peu plus soft, c&#8217;est à dire que la fête commence &laquo;&nbsp;seulement&raquo;&nbsp; vers 19h. Ce qui n&#8217;empêche pas de croiser dans les rues en pleine journée des petits groupes d&#8217;étudiants déguisés en stroumphs ou une équipe local de foot métamorphosée en raid Viking, érants au pied de la cathédrale, le godet plein et le regard vitreux.</p>
<p>Le dimanche est une longue journée de beuverie, à laquelle il faut survivre si on veut assister au <strong>Rosenmontagszug</strong>, le défilé du lundi <span style="line-height: 19px; font-size: 13px;"><img class="alignright" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/DSCF0966-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />des roses. Réputé dans le monde entier, attirant chaque année plus d&#8217;un million de personnes dans les rues de la ville, le défilé est né au début du XIXème siècle. Placé sous le signe de la satire et du grotesque, le défilé se moque des instances dirigeantes de la villes, mais aussi d&#8217;anciens ennemis dedenus aussi des partenaires et des amis, comme les soldats français qui occupaient la ville sous l&#8217;Empire Napoléonien. Pendant le cortège se succèdent plusieurs dizaines de groupes représentant les anciennes corporations de la ville, qui utilisaient le carnaval autrefois comme une énorme opération marketing : au cours du défilé, chaque corporation rivalise pour présenter le plus beau char ou les costumes les plus flamboyants, séduisant le public par le spectacle mais aussi par les arts de la bouche : ainsi, des milliers de bonbons, de chocolats et de fioles de schnaps sont jetées du haut des chars tout au long de la journée.</span></p>
<p>Ce jour la, dans les rues, la débauche atteint son paroxysme. Les carnevalistes sont saoul dès 9h du matin, les trottoirs de la ville sont recouverts d&#8217;un mélange de bière, d&#8217;alcools divers, et cas exceptionnel en cette année 2010, de neige fondue. On patauge, le froid est mordant, mais le spectacle en vaut la peine. La chaleur humaine et l&#8217;ambiance générales n&#8217;ont pas d&#8217;égales. Le défilé est un spectacle grandioses, et si l&#8217;ironie de certaines caricatures peuvent nous échapper à nous autres étrangers, vous trouverez toujours une âme charitable dans la foule pour vous expliquer.</p>
<p>C&#8217;est enfin avec une bonne gueule de bois que les braves guerriers germains n&#8217;ayant pas succombé à une crise de foie décuvent doucement le mardi gras, pauvre reliquat d&#8217;une fête millénaire qui nous est parvenu chez nous autres, latins d&#8217;outre Rhin.</p>
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		<title>Aux confins de l&#8217;Europe : la Laponie</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 07:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[laponie]]></category>
		<category><![CDATA[suède]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[On le sait peu, mais à moins de deux heures d’avion des grandes capitales scandinaves se trouve une étendue sauvage, fascinante et féérique, quasiment vierge de toute présence humaine : la Laponie. S’étendant sur près de 400 000 kilomètres carrés, la région est partagée entre la Norvège, la Finlande, la Russie et la Suède. A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait peu, mais à moins de deux heures d’avion des grandes capitales scandinaves se trouve une étendue sauvage, fascinante et féérique, quasiment vierge de toute présence humaine : la Laponie. S’étendant sur près de 400 000 kilomètres carrés, la région est partagée entre la Norvège, la Finlande, la Russie et la Suède. A l’heure de partir à la découverte du grand Nord, c&#8217;est sur <strong>Kiruna</strong>, capitale de la Laponie Suédoise, que quelques amis et moi avons décidé de jeter notre dévolu. Située à 150 kilomètres au nord du cercle polaire et peuplée par un peu moins de 20,000 habitants, c&#8217;est ni plus ni moins la ville la plus septentrionale de Suède. Récit.</p>
<p><strong>Au bout du monde</strong></p>
<p>Une sensation étrange saisit le visiteur lorsqu&#8217;il arpente les rues de la ville. Une certaine nostalgie habite toutes les rues de cette ancienne cité minière, située à mi-chemin entre la Mer du Nord (au Nord-Ouest) et la Mer Baltique (au Sud-Est). Longtemps poumon économique de la Suède, elle possède encore la plus grande mine de charbon au monde, avec des galeries s’enfonçant à plus de 1000 mètres sous terre et courant sur plusieurs centaines de kilomètres. Ce qui n’est pas sans poser problème puisque chaque année, la ville s’enfonce un peu plus dans le sol, déstabilisée par le milliard de tonnes de roches et de minerais extraits depuis un siècle. Tant et si bien que d’ici 2033 la ville sera déplacée dans son intégralité à quelques kilomètres de son emplacement actuel. Aujourd&#8217;hui, même si la mine reste en activité (80 000 tonnes de minerai extrait par jour et près de 3500 emplois), la frénésie industrielle a un peu disparue, pour laisser la place à une indicible langueur, et, de manière plus surprenante, à un certain charme.</p>
<p>C&#8217;est pourtant à l&#8217;extérieur de la ville que débute réellement l&#8217;aventure. Nappé d&#8217;une impressionnante couche de neige, jonché de centaines de lacs gelés sur un mètre de profondeur et hérissé de millions de sapins, le paysage lapon a comme un air de bout du monde. Avec une densité de 1 habitant par kilomètre carré, on a un peu l’impression d’être loin de tout, de remonter à l’origine de l’humanité.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://farm5.static.flickr.com/4052/4410912570_c9252341ab.jpg" alt="" width="203" height="270" /><strong>Chiens de traineaux</strong></p>
<p>Le jour vient à peine de se lever, clair et cotonneux. Spécialement équipés par Henrik, notre guide, pour résister aux températures extrêmes, nous fendons l&#8217;air lapon à bord de nos traineaux à chiens, tirés par six huskies surexcités. Henrik ne tarit pas d’éloges sur ses ces derniers, et nous confie qu’avec une quinzaine de bêtes, l’attelage est capable de parcourir plus de 300km en une seule journée. Lyon – Paris en deux jours ! Taillés pour parcourir de grandes distances en un minimum de temps, ces animaux ont en effet la course dans le sang. Et ils y prennent un plaisir évident, si l’on en croit le concert assourdissant de jappements d’impatience et d’excitation qui précède chaque départ.</p>
<p>Baignés dans une magnifique lueur bleutée, les paysages qui défilent devant nous sont à couper le souffle. A la mi-journée, nous parvenons à notre camp, où nous passerons la nuit. Quelques cabanes, sans eau ni électricité : la nuit s’annonce rude. Affamés, nous devons pourtant nous acquitter de la corvée de bois avant de faire cuire des saucisses sur le feu. Nous faisons la rencontre de Kristin, qui sera notre hôte pour la nuit. Elle parle un Suédois parfait. Cette jeune femme vive et élancée est pourtant née en&#8230; Hollande. C’est presque le hasard qui l’a amené ici ; venue en Laponie pour y faire du tourisme, elle y est restée, où elle se consacre désormais à son activité de guide.</p>
<p><strong>Froid glacial et nuit polaire</strong></p>
<p>Avec une température qui avoisine les -30 degrés, l&#8217;hiver lapon est sans pitié. Mais même lorsque les « beaux jours » font leur réapparition, la rudesse du climat n&#8217;est jamais loin. Avec un sourire, notre guide nous explique que la neige habille en permanence le paysage lapon de début octobre jusqu’à fin mai (!), et qu’il peut neiger n’importe quand, même au beau milieu de l’été. Le climat y est pourtant beaucoup plus doux, et grâce au jour perpétuel rendu possible par la localisation très septentrionale de la région, les températures peuvent atteindre la vingtaine de degrés. En attendant, on en est loin. Sans compter qu&#8217;en Suède, l&#8217;hiver a été le plus rigoureux depuis près de vingt-cinq ans. Deux semaines à peine avant notre arrivée, les températures avoisinaient les -40 degrés. Et de début décembre au mi-janvier, le soleil ne se levait même pas du tout.</p>
<p> </p>
<p><strong>Gare aux élans</strong></p>
<p>Avec la rudesse du climat apparaissent des dangers&#8230; peu banals. Ici une menace bien particulière pèse sur les automobilistes. Ce n’est pas la glace, ni la neige, qui sont des composants depuis longtemps intégrés au comportement routier du parfait conducteur lapon. Mais c&#8217;est l’élan qui pose le plus de problèmes. Atteignant 1m80 au garrot et pesant aussi lourd qu&#8217;une petite citadine, l&#8217;animal est une plaie pour les automobilistes et les panneaux qui avertissent du danger sont légion. Chaque année, un accident (mortel ou occasionnant des blessures sévères) sur 10 est <a href="http://www.zenwaiter.com/moose/Moose4.jpg" target="_blank">causé</a> par une rencontre inopinée entre un automobiliste et le plus grand cervidé du monde.</p>
<p><strong>Viande de reine, aurores boréales et sauna</strong></p>
<p>La Laponie est une région extrême. Le corps doit lutter sans cesse contre des températures abyssales. A peine avons-nous passé une demi-journée dehors que nous en sentons les effets, et nos corps réclament viande et graisse à corps et à cris. La nécessité supplante les convictions : notre guide confesse que son installation en Laponie a entraîné la fin de son végétarisme militant. Riche en matières grasses, la viande de renne – très bonne, contrairement à toute attente – à tous les repas est donc de rigueur.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4061/4410924574_70cc91539f.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p>Au début et à la fin de l’hiver, lorsque s’est répandue l’obscurité totale de la nuit lapone, il n’est pas rare d’apercevoir des aurores boréales. Ce phénomène apparaît lorsque des particules chargées d&#8217;électricité, propulsées à grande vitesse par le vent solaire viennent frapper le champ magnétique terrestre, plus puissant au niveau du pôle magnétique, provoquant ces halos dansants verdâtres ou bleutés. La chance est avec nous puisque le ciel est dégagé. Malheureusement, les seules aurores boréales que nous parviendront à apercevoir seront lointaines et à peine visibles.</p>
<p>Impossible de déroger à une tradition scandinave ancestrale : le sauna. Ici, même lorsque le mercure atteint des niveaux indécents, il est de rigueur après une dure journée de passer un moment dans le sauna. Les bienfaits d’un sauna à 75 degrés (plus de 100 pour les plus intrépides ou les Scandinaves de souche) sont multiples : les pores de la peau sont nettoyés, les muscles détendus, la circulation sanguine favorisée, le stress et la fatigue chassés et les voies respiratoires dégagées. Ce n’est pas pour rien que le sauna est une tradition plusieurs fois millénaire. Même s&#8217;il faut avouer que sortir du sauna en maillot de bain en pleine nuit Lapone et encaisser plus de 100 degrés d’écart de température fait planer quelques doutes sur les vertus thérapeutiques de la pratique !</p>
<p><strong><img class="alignleft" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/56/Main_hall_ICEHOTEL_Sweden.jpg" alt="" width="180" height="270" />Le plus grand hôtel de glace du monde</strong></p>
<p>Depuis quelques années, la Laponie profite pleinement du tourisme, été comme hiver. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi. Après un voyage au célèbre festival de la Neige de Sapporo (Japon), Yngve Bergqvist, président d’une association chargée du développement de la région, a l’idée d’utiliser la glace, le matériau le plus abondant en hiver, pour redynamiser une région désertée par les touristes pendant les mois d’hiver. Une idée saugrenue, mais qui fera des émules dans le monde entier.</p>
<p>Le premier hôtel de glace du monde est donc construit en 1990, dans le petit village de Jukkasjärvi, à une vingtaine de kilomètres de <strong>Kiruna</strong>. On est loin du vaste complexe d’aujourd’hui : la première mouture du bâtiment est en fait un simple hall d’exposition d’à peine 60 m². En 1992, quelques cabanes permettant un hébergement (au chaud) sont construites. Un soir, alors que plus aucun lit n’est disponible et que de nouveaux clients continuent de se présenter à la réception, l’association propose à ces derniers de passer la nuit dans le hall de glace. Yngve Bergqvist raconte qu’au matin, les clients «étaient fascinés par l’expérience, et leurs visages étaient illuminés de joie». Ainsi débuta réellement l’aventure de l’Ice Hotel.</p>
<p>Au fil des saisons, il augmenta peu à peu sa capacité, pour devenir le plus grand hôtel de glace du monde : 15 000 courageux y dorment chaque année, dans plus de 60 chambres réparties sur 5000 m², pour un total de près de 40 000 visiteurs par an. Pharaonique, pour un village d’à peine 500 habitants. Passer une nuit entre les murs immaculés de l’hôtel, engoncé dans un sac de couchage thermique jeté sur des peaux de rennes nécessite du courage, et nombreux sont les clients qui terminent leur nuit dans le hall (chauffé) de l’hôtel, incapable de résister aux -5°C qui y règnent. Il faut aussi résister aux tarifs, loin d’être gelés : de 250 à 600 € la nuit en haute-saison. Même la simple visite (20€) est dure à supporter pour le porte-monnaie, qui prend lui aussi un sacré coup de froid.</p>
<p>Beaucoup expliquent néanmoins que leur nuit a été une expérience inoubliable. Et pour cause, l’ambiance qui règne entre ces murs de glace a quelque chose de magique. Baignant dans une atmosphère bleutée et irréelle, isolées de tout bruit extérieur par les murs en neige, les suites ont un parfum paradoxal d’intemporalité. Et les -5°C ont des airs de canicule quand l’air extérieur est 25 degrés plus froid. Le charme de cet hôtel tient beaucoup aux sculptures qui en habillent les suites, différentes chaque année, rendant chaque suite complètement unique. Déambuler à sa guise dans les couloirs de l’hôtel et pénétrer dans toutes les suites est une surprise permanente.</p>
<p>Une surprise qui fond et rejoint la rivière à chaque printemps. Il faut donc, tous les ans, rebâtir entièrement l’hôtel. Et chaque année, le bal est le même. Au mois de mars, de gigantesques blocs de glace sont transportés depuis la rivière Torne voisine jusque dans des grands hangars réfrigérés, où ils sont stockés en vue de la construction de l&#8217;Hôtel, qui débute en général à la mi-novembre, lorsque les températures sont assez basses. De la neige « compactée » est alors disposée sur une vaste armature en métal pour constituer l’ossature du bâtiment. De nombreux artistes participent chaque année à l&#8217;édifice en sculptant la glace, pour orner les suites de l&#8217;hôtel, faisant de ce dernier une gigantesque œuvre d&#8217;art éphémère. Les 30 000 tonnes de neige et les 4000 tonnes de glace nécessaires à sa construction ne retournent à la rivière que le redoux venu (pas avant juin, donc).</p>
<p>Des hôtels de glace ont essaimé depuis un peu partout : de la Finlande et la Norvège voisines jusqu’en Roumanie ou au Canada. Celui de <strong>Kiruna</strong> fête cette année sa vingtième année d’exploitation et continue d’attirer des visiteurs venu des cinq continents. On peut même s’y marier. Dans un église de glace, évidemment.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4037/4410158167_6563ff2b7c.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p><strong>De l’espace au cinéma</strong></p>
<p>Si l’effervescence industrielle a un peu déserté les rues de <strong>Kiruna</strong>, la ville tente aujourd&#8217;hui une reconversion dans de nombreux domaines. Le premier d’entre eux est évidemment le tourisme. L’intérêt des touristes du monde entier, notamment britanniques, ne se dément pas : une liaison directe entre Londres et <strong>Kiruna</strong> est ouverte en hiver et de nombreux tour-opérateurs proposent en été des balades en motoneige ou en chiens de traineaux, de la pêche sur glace ou de la randonnée à ski. Mais c’est bien sûr en été que la saison touristique bat son plein, et les touristes sont nombreux à goûter à la nature sauvage et au soleil de minuit à vélo, à pied ou en kayak…</p>
<p>C’est aussi grâce au domaine spatial que la région se fait connaitre par delà les frontières du Royaume. Le siège de l’Agence Spatiale Suédoise se dresse au beau milieu de la lande laponne. Le centre de lancement Européen Esrange est lui aussi situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville. On y lance une trentaine de fusées par an, essentiellement pour étudier l’atmosphère. Pourquoi un pôle de recherche spatial au beau milieu de nulle part ? Sa proximité avec le pôle Nord rend plus aisée l’analyse des particules solaires capturées par les champs magnétiques convergents de la terre. De plus, les fusées peuvent plus facilement retomber sur terre sans dégât et sans infrastructures complexes dans une région quasi-désertique.</p>
<p>Kiruna sera en outre le deuxième lieu de lancement au monde de la navette Virgin Galactic, première initiative privée destinée à envoyer des touristes dans l’espace. Si le premier départ n’est prévu qu’en 2012, pas moins de 250 passagers ont déjà signé leur chèque de 1,4 millions de couronnes (140,000 €) nécessaire pour leur ticket. Le tourisme spatial, nouveau moteur touristique de la région ?</p>
<p>Autre domaine de reconversion original : le cinéma. La profusion de neige et le soleil permanent en été attirent les réalisateurs et professionnels du monde entier. Lars Von Trier y a par exemple tourné le fameux Dancer In The Dark, et prévoit d’y tourner son prochain film. Le gouvernement Suédois s’est récemment fait une mission de soutenir cette dynamique et renforcer cette industrie naissante.</p>
<p><strong>Un retour qui appelle d&#8217;autres départs</strong></p>
<p>C’est bien loin de ces préoccupations qu’après une nuit passée au camp, il nous faut repartir, non sans avoir goûté aux joies du ski de fond et du patin sur le lac gelé. Après trois jours dans le froid hostile et désertique, le retour à Stockholm est douloureux, mais je suis fort d’une certitude : je retournerai dans cette région fascinante, riche et sauvage, où la grandeur de la nature nous rapproche des autres et nous-mêmes.</p>
<p>Photo : Martin Vaillant pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</p>
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		<title>Des Quays de Manchester aux Docks de Liverpool : petite balade dans le nord-ouest anglais</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 20:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Bobenriether</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Beatles]]></category>
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		<category><![CDATA[Révolution Industrielle]]></category>

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		<description><![CDATA[Révolution Industrielle, suie, brouillard. Voilà plus ou moins l’image d’Epinal que j’avais de Manchester et Liverpool, au cœur du Nord-Ouest industriel de l’Angleterre : des symboles du glorieux 19e siècle britanniques, qui a donné à ces deux villes leur image de marque, même si leur histoire remonte au Moyen-âge, voire aux Romains pour Manchester (en témoigne le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Révolution Industrielle, suie, brouillard. Voilà plus ou moins l’image d’Epinal que j’avais de Manchester et Liverpool, au cœur du Nord-Ouest industriel de l’Angleterre : des symboles du glorieux 19<sup>e</sup> siècle britanniques, qui a donné à ces deux villes leur image de marque, même si leur histoire remonte au Moyen-âge, voire aux Romains pour Manchester (en témoigne le suffixe –chester, indiquant la présence d’un camp romain à cet endroit).</p>
<p><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/CIMG4086.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-1602" title="Rue de Manchester" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/CIMG4086-225x300.jpg" alt="Rue de Manchester" width="225" height="300" /></a></p>
<p>Imaginez un peu : les filatures de coton de Manchester résonnant du bruit des impressionnantes machines (qu’on peut d’ailleurs toujours voir au Musée des Sciences et de l’Industrie de la ville) ; non loin de là, les rotatives tournent à plein régime dans les locaux du <em>Guardian,</em> un des plus grands quotidiens britanniques, fondé ici en 1821. Les trains crachent leur vapeur juste à côté, dans la belle Victoria Station, inaugurée en 1844. Et à Liverpool, les bateaux en provenance du monde entier accostent dans les docks, approvisionnant tout le pays en produits exotiques. Les traces de cet âge d’or industriel sont bien sûr toujours visibles : partout de la brique rouge, de la pierre, des immeubles imposants et richement décorés, beaucoup de cheminées d’usines et de petites ruelles sombres, qui ont d&#8217;ailleurs servi de modèle à Dickens pour <em>Les Temps Difficiles</em>. Voilà ce qui fait le charme des deux villes, pour qui s’intéresse un minimum à l’histoire industrielle, bien sûr.</p>
<p>Mais la grandeur est un peu passée et le vernis légèrement craquelé. Les deux sœurs du Nord-Ouest ont eu un 20<sup>e</sup> siècle un peu difficile. La série noire commence avec trois grands naufrages (le célèbre Titanic en 1912, l’Empress of Ireland en 1914 et le Lusitania en 1915) qui endeuilleront Liverpool (une grande majorité des membres d’équipages morts dans ces catastrophes étaient originaires de la ville). Puis vint la Seconde Guerre Mondiale et ses bombardements dévastateurs : Manchester et Liverpool, villes industrielles donc cibles privilégiées, souffriront particulièrement du Blitz. Le coup de grâce sera porté par le lent déclin industriel de l’après-guerre, lorsque les filatures fermeront les unes après les autres et que le port de Liverpool sera concurrencé par d’autres, plus modernes.</p>
<div id="attachment_1611" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/Photo-Paul-1.JPG"><img class="size-medium wp-image-1611 " title="John Rylands LIbrary, Manchester" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/Photo-Paul-1-300x225.jpg" alt="John Rylands LIbrary, Manchester" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">John Ryland Library à Manchester</p></div>
<p>Pour autant, Manchester et Liverpool ne sont pas des villes fantômes. Vous avez dit rénovation urbaine ? Ne cherchez plus, vous y êtes. Les édifices contemporains rivalisent d’originalité et d’élégance (on passera plus rapidement sur les « erreurs » en béton des années 50). Le tout donne une mixture architecturale détonnante où la pierre du 19<sup>e</sup> se reflète dans le verre du 21<sup>e</sup>. Des quartiers entiers, comme celui des Quays à Manchester, font peau neuve ; même les cathédrales sortent de terre depuis la fin des années 70 (la cathédrale catholique de Liverpool n’est d’ailleurs pas tout à fait terminée) ! L’effervescence est donc palpable, tant au niveau de la vie culturelle (Liverpool, capitale européenne de la culture en 2008) ) que du renouveau architectural.</p>
<div id="attachment_1603" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/CIMG4278.JPG"><img class="size-medium wp-image-1603  " title="Le Super Lamb Banana" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/CIMG4278-300x225.jpg" alt="Le Super Lamb Banana, emblème de Liverpool" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Le Super Lamb Banana, emblème de Liverpool </p></div>
<p style="text-align: left;">Néanmoins, le passé n’est jamais très loin et beaucoup a été fait pour le garder vivant. Ainsi, un des principaux musée de Manchester est dédié à l’insdutrie, qui a fait la réputation de cette ville ; à Liverpool, vous verrez un peu partout une drôle de sculpture, le Super Lamb Banana, qui rappelle le commerce (anciennement) florissant de l’agneau (lamb) et des bananes dans ce port. Dans un tout autre registre, la région souffre encore de la crise industrielle : la productivité et les salaires médians sont inférieurs à la moyenne nationale, et le chômage, lui, y est plus élevé, selon des <a href="http://www.statistics.gov.uk/cci/nugget.asp?id=1127">statistiques officielles.</a></p>
<div id="attachment_1604" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/CIMG4178.JPG"><img class="size-medium wp-image-1604" title="The beatles shop" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/02/CIMG4178-225x300.jpg" alt="Liverpool, ville des Fab Four" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Liverpool, ville des Fab Four</p></div>
<p style="text-align: left;">Mais enfin, n’oubliez pas que Manchester et Liverpool sont aussi (et surtout) des villes symboles, presque des lieux de pélerinages, pour beaucoup d’entre nous. Pour les amateurs de foot d’abord, qui apprécieront sans doute la visite des stades légendaires d’Old Trafford (Manchester United) et Anfield Road (Liverpool Football Club). Pour les amateurs de musique ensuite. Manchester ressemble depuis la fin des années 70 à un jardin d’enfants pour groupes de rock mythiques : Joy Division, New Order, The Smiths, Oasis… faites votre choix, et promenez-vous un peu dans le <em>Northern District</em>, peuplé de disquaires et de vintage shops, pour vous imprégner de l’atmosphère du lieu. Et bien sûr, qui dit Liverpool, dit quatre garçons dans le vent. C’est en effet dans cette ville que vous pourrez laisser libre cours à votre hystérie devant le Cavern Club, la première salle de concert des Beatles.</p>
<p>Alors ?  « Révolution Industrielle, suie et brouillard » ? Oui, mais aussi bien plus que ça… alors si vous en avez l’occasion, courez-y !</p>
<p>Photos : Marion Bobenriether et Paul Gasc, pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</p>
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		<title>Cheers mate !</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 16:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Bobenriether</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[bar]]></category>
		<category><![CDATA[bière]]></category>
		<category><![CDATA[binge drinking]]></category>
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		<description><![CDATA[Leur nom est issu de la contraction des mots « public » et « houses » (littéralement « établissements publiques »). Ils sont au Royaume-Uni ce que les cafés du Commerce sont à la France. Ils font partie des incontournables de tout séjour Erasmus au pays de Sa Majesté. Vous l’avez deviné, il s’agit bien entendu des célèbres « pubs ».
Comment imaginez-vous votre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Leur nom est issu de la contraction des mots « public » et « houses » (littéralement « établissements publiques »). Ils sont au Royaume-Uni ce que les cafés du Commerce sont à la France. Ils font partie des incontournables de tout séjour Erasmus au pays de Sa Majesté. Vous l’avez deviné, il s’agit bien entendu des célèbres « pubs ».</p>
<p>Comment imaginez-vous votre pub ? Une taverne sombre et enfumée où une armée de gnomes pourrait se donner rendez-vous ? Vous avez raison. Version « Inspecteur Barnaby », dans la campagne verdoyante, là où tous les anciens du village échangent les derniers commérages ? Vous avez encore raison. Ou encore façon <em>Swinging London</em>, avec un juke-box et du rock’n roll ? Vous avez toujours raison.</p>
<p>En un mot comme en cent : à chacun son pub… mais quel que soit votre choix, vous retrouverez toujours deux dénominateurs communs, à savoir la bière (ou le cidre, pour les non-fans et les inconditionnels de la Bretagne) et votre bande de copains.  Impossible en effet d’imaginer ces chaleureux repaires sans une pinte et quelques rigolades entre amis, car un pub, c’est avant tout cela : la convivialité, dans un lieu où tout le monde côtoie tout le monde, depuis les étudiants chahuteurs jusqu’aux grands-mères adeptes du bingo.  </p>
<p>Tout un chacun se retrouve autour du noyau central : le bar. Vous ne verrez jamais un serveur venir prendre votre commande à votre table, comme en France. Ici, on se lève et on va se servir directement à la source (au niveau des pompes à bière et cidre). Après, libre à vous de vous installer au rez-de-chaussée (souvent bondé et très bruyant les vendredis et samedis soirs) ou dans les salles du premier étage (plus calmes et plus pratiques pour discuter… quand elles existent !). C’est comme cela que la soirée commence : confortablement calés au fond d’un fauteuil ou juchés sur un rustique tabouret, en discutant de tout et n’importe quoi (et notamment du temps qu’il fait dehors, comme tout Britannique qui se respecte). Si vous vous sentez d’attaque, vous pouvez toujours tenter la <em>homemade food</em> (la plupart des pubs servent leur propre cuisine, toujours <em>great</em> et <em>delicious</em> et souvent servie en portions plus que raisonnables).</p>
<p>N’oubliez pas que la tradition du pub est encore très vivace au Royaume-Uni, beaucoup plus que celle des cafés en France. Quels que soient votre profession, votre sexe et votre âge (attention quand même à ne pas commander d’alcool avant 18 ans), il est très fréquent de s’y retrouver entre amis ou entre collègues pour boire un verre le week-end ou après le travail. Le pub est donc un lieu indispensable pour voir du monde et entendre un pur accent anglais, plus ou moins distingué ! Profitez-en aussi pour écouter jouer les groupes locaux (de nombreux pubs proposent de la musique live… ce qui a même donné naissance au mouvement <em>pub rock</em> dans les années 70), regarder un match de foot (cris de joie ou de désespoir garantis) ou tester vos connaissances lors d’une « soirée quizz »… il y en a pour tous les goûts !</p>
<p>Néanmoins, il ne faut pas se leurrer : la culture de la fête à l’anglaise peut parfois déraper. Comme d’autres pays d’Europe, le Royaume-Uni fait face depuis quelques années au phénomène du <em>binge drinking</em> (consommation d’alcool à outrance sur une courte période de temps). Il concerne plus particulièrement les jeunes, filles comme garçons, titubant en bandes dans les rues, les soirs de week-ends. Selon une étude de <em>l’Unicef</em> <em>Innocenti Research Centre</em> publiée par le <em><a href="http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2009/dec/17/alcohol-children-liam-donaldson-drugs-cannabis-tobacco-data">Guardian</a></em>, 30,8% des jeunes Britanniques âgés de 11 à 15 ans ont déjà été ivres au moins deux fois, contre 8% en France. Cela a amené les gérants de pubs à renforcer les contrôles : attendez-vous à ce que certains établissements vous demandent vos papiers à l’entrée… et gare à vous si vous avez l’air trop jeune : vous n’aurez pas le droit de commander à boire, ni même, dans certains cas, de rester dans le pub. Le gouvernement a également récemment annoncé de nouvelles mesures, prévoyant notamment la suppression d’opérations publicitaires dans les pubs, comme les consommations gratuites pour les femmes ou les boissons à volonté certains soirs (voir <a href="http://www.guardian.co.uk/society/2010/jan/19/crackdown-binge-drinking-code">article du <em>Guardian</em></a>, daté du 19 janvier). Quant à savoir si cette nouvelle loi sera efficace ou ne fera que déplacer le problème ailleurs (notamment vers l’achat de grandes quantités d’alcool dans les supermarchés), le débat reste ouvert.</p>
<p>Une chose est sûre : les pubs sont encore et seront toujours un paradis pour tous ceux qui, en France, ont fait des cafés leur quartier général. Ne manquez donc pas de nous y rendre visite…</p>
<p>Photo : Marion Bobenriether pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence creative Commons</p>
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		<title>Le marché de Noël allemand, conquise !</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 09:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeanne Davenel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[marché de Noël]]></category>
		<category><![CDATA[traditions allemandes]]></category>

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		<description><![CDATA[A quelques jours de Noël, quel étudiant Erasmus en Allemagne ne vanterait pas les délices et tentations du marché de Noël allemand ? Très souvent l’étudiant Erasmus ne se contente pas du marché de Noël de la ville où il passe son semestre d’hiver, non, il voyage et s’amuse à comparer les vins chauds d’un marché [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A quelques jours de Noël, quel étudiant Erasmus en Allemagne ne vanterait pas les délices et tentations du marché de Noël allemand ? Très souvent l’étudiant Erasmus ne se contente pas du marché de Noël de la ville où il passe son semestre d’hiver, non, il voyage et s’amuse à comparer les vins chauds d’un marché à l’autre.</p>
<p>Car le vin chaud est au cœur du traditionnel marché de Noël allemand. Dégusté entre amis grelottant autour d’une table ronde ou d’un feu de bois, les doigts gantés bien serrés autour de la tasse colorée contenant le précieux breuvage qui réchauffe le corps lorsque les premiers flocons se posent délicatement sur les bonnets de laine. Quoique de tradition germanique le <em>glühwein </em>(combinaison du verbe <em>glühen</em> qui signifie être brûlant et du nom <em>wein</em>, le vin) trouve ses origines dans le vin que les Grecs épiçaient de clous de girofle, de canelle, de coriandre, de thym… Son parfum enrobe le marché de Noël de fragrances d’autant plus délicieuses qu’elles se mêlent aux couleurs vives des stands en bois, aux lumières des guirlandes flamboyantes et au son des chants de Noël qui passent et repassent dans les hauts-parleurs de la place. Une ambiance chaleureuse imprègne le marché de Noël, parfois étouffante lorsque tout le monde s’agglutine, tendant le bras pour attraper sa petite tasse, et tente de se faufiler pour retrouver son groupe d’amis. Selon le système du « Pfand », peu répandu en France, il est possible de rendre ensuite la tasse vide de glühwein, soit pour récupérer un ou deux euros, soit pour reprendre une louchée de vin chaud.</p>
<p>Est mentionné pour la première fois en 1434 le marché de Noël de Dresde mais cette tradition remonte au XIVème siècle allemand. Le marché, érigé près des églises, ne durait alors qu’un ou deux jours. Aujourd’hui le marché de Noël s’ouvre vers la fin novembre, et s’inscrit plus largement dans l’importance attachée au temps de l’Avent en Allemagne. Le mois de décembre est consacré à ce temps de la préparation. Chaque famille confectionne ses Plätzchen, c’est-à-dire ses biscuits de Noël, chaque enfant reçoit un calendrier de l’Avent, chaque maison orne ses fenêtres de petites pyramides lumineuses ou d’étoiles de bois ou de papier. Certes, le marché de Noël constitue également une opportunité commerciale et loin de moi l’idée d’idéaliser le temps de Noël en Allemagne, néanmoins le marché de Noël m’a conquise non seulement parce qu’il fait appel à tout un imaginaire de saison mais encore parce qu’il représente un point de rendez-vous incontournable en famille, entre amis.</p>
<p>Mais la France n’a pas à rougir de ses marchés de Noël, grâce à la tradition bien ancrée du marché de Noël en Alsace. Un ami allemand en week-end à Paris m’a même confié qu’il préférait le vin chaud du marché de la Défense au vin chaud de Heidelberg, qui l’eût cru ?</p>
<p>Photo : Jeanne Davenel pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</p>
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		<title>No B Day : Basta Berlusconi!</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 15:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie Tomei</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Berlusconi]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[No Berlusconi Day]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi, des centaines de milliers de manifestants ont participé au No Berlusconi Day pour réclamer la démission du chef du gouvernement. Retour en images sur la marée violette qui a inondé les rues de la capitale italienne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00951.jpg"></a>Samedi 5 décembre, des centaines de milliers de manifestants ont participé au No Berlusconi Day pour réclamer la démission du chef du gouvernement. Retour en images sur la marée violette qui a inondé les rues de la capitale italienne.</p>
<p><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00481.jpg"><img class="alignleft" title="DSC_0048[1]" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00481-300x199.jpg" alt="DSC_0048[1]" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Les organisateurs qui attendaient environ 350 000 personnes ont pu se féliciter du succès de la manifestation qui aurait, selon eux, réuni 1 million de participants entre la place de la République et la place St Jean de Latran.</p>
<p><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00951.jpg"><img class="size-medium wp-image-1484 alignright" title="DSC_0095[1]" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00951-300x199.jpg" alt="DSC_0095[1]" width="300" height="199" /></a>                                                                                          <a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00481.jpg"></a></p>
<p>Le projet du No B Day est né sur Internet il y a deux mois, il a été lancé par un groupe de blogueurs, indépendant de tout parti politique.</p>
<p> <a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00861.jpg"><img class="size-medium wp-image-1483 alignleft" title="DSC_0086[1]" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00861-199x300.jpg" alt="DSC_0086[1]" width="199" height="300" /></a>Pulls, écharpes, masques&#8230; Le violet a été choisi car c&#8217;était &laquo;&nbsp;la seule couleur laissée libre&raquo;&nbsp; par les partis politiques traditionnels italiens.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00491.jpg"><img class="size-medium wp-image-1480 alignright" title="DSC_0049[1]" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00491-300x199.jpg" alt="DSC_0049[1]" width="300" height="199" /></a>    <a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/4187662149_e3667fa96b_m1.jpg"><img class="size-full wp-image-1475 aligncenter" title="4187662149_e3667fa96b_m[1]" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/4187662149_e3667fa96b_m1.jpg" alt="4187662149_e3667fa96b_m[1]" width="240" height="160" /></a></p>
<p>Main mise sur la télévision, désaccord sur la construction du pont du détroit de Messine, droit des immigrés, déboires judiciaires et implications avec la mafia : la foule ne manquait pas de raisons pour réclamer la démission du président du Conseil.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_0038.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1452" title="DSC_0038" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_0038-199x300.jpg" alt="DSC_0038" width="199" height="300" /></a><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00841.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1482" title="DSC_0084[1]" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2009/12/DSC_00841-199x300.jpg" alt="DSC_0084[1]" width="199" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Photo: Julie Tomei pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</p>
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		<title>Liberté de la presse à la sauce italienne</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 09:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie Tomei</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Berlusconi]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec deux étoiles en moins au guide RSF (Reporters Sans Frontières), la presse italienne n'est pas du goût de tous. Des spaghettis pour la ligoter et une sauce qui ne prend pas... La recette vient directement du chef Berlusconi. Et ce sont les italiens qui dégustent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: x-small; "><span style="font-size: small;">Avec deux étoiles en moins au guide RSF (Reporters Sans Frontières), la presse italienne n&#8217;est pas du goût de tous. Des spaghettis pour la ligoter et une sauce qui ne prend pas&#8230; La recette vient directement du chef Berlusconi. Et ce sont les italiens qui dégustent.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">Cas unique en Europe, un homme cumule empire médiatique et pouvoir politique en Italie. Silvio Berlusconi est en effet à la tête du grand groupe de presse Mondadori (leader national dans les magazines) et des trois chaînes télévisées privées du groupe Mediaset. En tant que président du Conseil, il possède également une capacité d&#8217;influence importante sur la télévision publique RAI, l&#8217;équivalent de notre groupe France Télévisions.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="background: transparent;">Il Giornale appartient au frère de Berlusconi, Il Foglio est à sa femme</span></strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">Dans les kiosques italiens, on retrouve certaines publications ayant directement un lien avec le chef du gouvernement :</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="background: transparent;"> </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">Il Giornale</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="background: transparent;"> appartient</span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"> au frère de Silvio Berlusconi, l&#8217;hebdomadaire </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">Panorama</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"> est au groupe Mondadori et </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">Il Foglio</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="background: transparent;"> est la </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">propriété de son épouse. Malgré cela on peut encore parler d&#8217;une presse écrite pluraliste car certains quotidiens (</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">Il Corriere della Sera</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"> et </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">La Repubblica</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"> pour ne citer qu&#8217;eux) se positionnent régulièrement contre la politique du gouvernement. Cependant, ces quelques voix d&#8217;opposition ne font pas baisser les critiques contre le manque de liberté de la presse car ces journaux contestataires réalisent une très faible audience : en Italie, la télévision est le principal média de référence.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="background: transparent;">Une campagne contre les tribunaux?</span></strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">Et du côté du petit écran, la question de la liberté de la presse et du pluralisme éveille de vives </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">inquiétudes pour de nombreux citoyens</span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">. Sur Canale 5, propriété du groupe Mediaset, une équipe de télévision a récemment traqué un juge ayant condamné Berlusconi dans une affaire de corruption, l&#8217;accusant de « comportement excentrique » tel que le port de chaussettes turquoises! Un acharnement qui laisse penser que le chef du gouvernement serait susceptible d&#8217;utiliser les chaines de son empire médiatique pour organiser une campagne contre les tribunaux, ces derniers lui étant généralement hostiles. Sur la RAI, l&#8217;actuel système judiciaire a récemment été remis en question par le directeur du JT le plus suivi d&#8217;Italie. Les journaux de l&#8217;opposition ont immédiatement crié au scandale affirmant qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une manoeuvre du pouvoir en place afin de créer une loi en sa faveur.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Le risque : laisser croire à un vrai débat médiatique</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">Face à ces critiques, </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">Il Giornale</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"> (du frère de Berlusconi) a affirmé qu&#8217;en attaquant les propos du directeur du JT c&#8217;est la liberté de la presse qui était visée. </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">Ici</span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">, le risque est de donner aux citoyens l&#8217;impression d&#8217;un vrai débat médiatique</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"> quand </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">une seule voix s&#8217;exprime à travers les médias qui se répondent : celle de Berlusconi.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">Par ailleurs, </span></span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: ArialMT, sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">l</span></span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">&#8216;autonomie de la RAI est franchement remise en question depuis le limogeage de journalistes blâmés publiquement par Silvio Berlusconi. Après le tremblement de terre de l&#8217;Aquila, un célèbre caricaturiste et un présentateur ont effectivement été suspendus suite à leurs critiques sur la gestion de la catastrophe par le gouvernement.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">Au delà de son évidente influence, celui qui est couramment surnommé « <em>il cavaliere</em> », cherche littéralement à tenir les rennes de la presse. Pour ce faire, il n&#8217;hésite pas à déposer des plaintes contre certains journaux. On se souvient par exemple des trois millions d&#8217;euros réclamés à </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="background: transparent;">L&#8217;Unità </span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;">pour avoir enquêté sur le scandale de corruption lié à l&#8217;organisation de réceptions pour le chef du gouvernement. A la suite des scandales de mœurs divulgués récemment, Berlusconi a également essayé de mettre au pas la presse internationale en déposant par exemple des plaintes contre des journaux français et espagnols.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="background: transparent;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; "><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><span style="background: transparent;">L&#8217;Italie</span></strong></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="background: transparent;"> est 49ème au classement RSF</span></strong></span></span></span></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">Reporters sans frontières s&#8217;inquiète pour l&#8217;Italie qui a perdu cinq places au classement RSF de la liberté de la presse, se retrouvant au 49ème rang : le chef du gouvernement italien &laquo;&nbsp;</span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">se trouve aux portes de la liste des</span></span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><strong><span style="background: transparent;"> </span></strong></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">prédateurs de la liberté de la presse (..) S&#8217;il ne cesse pas ses attaques contre la presse nationale et internationale, il</span></span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;"> y entrera</span></span></em></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;"> et ce sera une première pour un chef de gouvernement européen</span></span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">&raquo;&nbsp; a déclaré vendredi 2 octobre le secrétaire général de RSF, Jean-François Julliard. Au lendemain de cette alerte, une manifestation pour la liberté de la presse a réunit plus de 100 000 personnes dans les rues de Rome. Rester vigilant et garder un sens critique, c&#8217;est le mieux que puissent faire les italiens s&#8217;ils ne veulent pas que cette fameuse sauce italienne ne tourne définitivement vinaigre.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-weight: normal;"><span style="background: transparent;">Photo: Julie Tomei pour Amphis d&#8217;@illeurs / Licence Creative Commons</span></span></span></span></span></p>
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		<title>Le paradis des accros du téléphone</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 09:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Céline Jacky</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[appels internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Comviq]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors même que je me rappelle amèrement du système de téléphonie français – je n’ai pas réussi à résilier mon compte pour des raisons idiotes – je découvre avec joie le système suédois.
Dès notre arrivée à l’université, on a tous eu une « pochette de bienvenue » qui comportait entre autre une carte SIM. Vous allez penser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors même que je me rappelle amèrement du système de téléphonie français – je n’ai pas réussi à résilier mon compte pour des raisons idiotes – je découvre avec joie le système suédois.</p>
<p>Dès notre arrivée à l’université, on a tous eu une « pochette de bienvenue » qui comportait entre autre une carte SIM. Vous allez penser qu’on m’a imposé un opérateur, certes. Mais c’est de toute façon celui que j’aurais choisi, au même titre que la quasi-totalité des étudiants suédois. En effet, <em>Comviq</em>, l’opérateur en question, possède des tarifs vraiment très attractifs… à vous les conversations de deux ou trois heures en suédois pour quelques dizaines de centimes d&#8217;euros ! Une bonne raison donc de pratiquer la langue.</p>
<p>Il y a deux sortes de cartes <em>Comviq </em>: <em>Comviq</em> Kompis ou <em>Comviq</em> Amigos. Le premier est surtout destiné à un usage suédois tandis que le deuxième concerne plus les appels vers l’étranger, même si la différence n’est pas grande. Le principe de <em>Comviq</em>, c’est qu’il y a une « opening charge » d’environ 0,06 euros par appel… et ensuite, c’est gratuit sur tous les téléphones qui ont le même opérateur ! Oui oui, vous lisez bien : vous payez une somme très modique pour la connexion de votre appel et ensuite vous pouvez appeler autant de temps que vous voulez. Il va de soi que je trouve ce système génial, et ce n’est pas en France que l’on trouvera un système de recharge à la carte qui propose des appels illimités, surtout à ce prix !</p>
<p>En ce qui concerne les différences entre les deux cartes, elles ne sont pas grandes. Par exemple, Kompis possède les SMS illimités vers tous les mobiles alors que pour un Amigos, ils coûtent un peu moins de 0,05 euros. Ensuite, comme je vous l’ai déjà présenté, <em>Comviq</em> Amigos est plutôt destiné à un public international. La preuve : une fois les 0,06 euros par appel facturé, un appel vers un téléphone fixe français ne coûte que 0,05 euros et un appel vers un portable coûte 0,34 euro.</p>
<p>A quand ces prix en France ?</p>
<p>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/mroach/2102175684/">mroach </a>/ Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</p>
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