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	<title>Amphis d @illeurs &#187; Proche &amp; Moyen-Orient</title>
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	<description>Le webzine de l&#039;aventure étudiante</description>
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		<title>Sécurité en Israël : omniprésente ?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 07:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles JACOB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Proche & Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalém]]></category>
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		<description><![CDATA[Avant mon arrivée à Jérusalem, je me demandais à quoi pouvait ressembler le quotidien des Israéliens du point de vue de la sécurité. Après bientôt trois mois, fini l’appréhension et les clichés. A quoi ressemble donc le quotidien d’un étudiant lambda en Israël ?
Le ton semble donné dès l’aéroport Charles de Gaulle, où les contrôles sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avant mon arrivée à <strong>Jérusalem</strong>, je me demandais à quoi pouvait ressembler le quotidien des Israéliens du point de vue de la sécurité. Après bientôt trois mois, fini l’appréhension et les clichés. A quoi ressemble donc le quotidien d’un étudiant lambda en Israël ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le ton semble donné dès l’<strong>aéroport Charles de Gaulle</strong>, où les contrôles sont nettement plus poussés que pour les vols hors « zone orange ». Choisis au hasard, certains passagers doivent passer sous un portique, pieds nus. Après trois heures et demie de vol, la chef de cabine se réveille enfin : « <em>veuillez regagner votre siège et attacher votre ceinture ; les déplacements sont interdits au sein de l’espace aérien israélien</em> ». Petite montée de stress, même si cette mesure ne semble appliquée que chez une certaine compagnie française. Enfin, la sortie via les douanes israéliennes, pour laquelle il est généralement conseillé de s’armer de patience. Cette fois-ci, passage sans encombre.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant au quotidien, j’ai rapidement découvert qu’il était rythmé par les rencontres avec les vigiles, postés à l’entrée des lieux publics : centres commerciaux, gares, universités, bars… Du simple contrôle d’identité à la fouille au corps (rare), chacun sera donc amené à en saluer plusieurs au cours d’une même journée.</p>
<p style="text-align: justify;">La politique sécuritaire envahie-t-elle pour autant notre vie ? Non, on ne passe pas en Israël d’un bunker à un autre en longeant des « sacs de sable », comme j’ai pu l’entendre. Les vigiles et autres mesures se fondent rapidement dans le paysage. Ni files d’attente d’une heure pour prendre le bus, ni panique générale lorsqu’un hélicoptère surveille les plages de Tel-Aviv.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit simplement d’intégrer plusieurs règles de base (données au début de notre stage d’hébreu) :</p>
<p style="text-align: justify;">- toujours avoir ses papiers sur soi, ce qui est également la règle en France ;</p>
<p style="text-align: justify;">- éviter les chemins sombres ainsi que tout bus ne ressemblant pas aux photos données lors de la réunion d’information (comprendre « bus arabes ») ;</p>
<p style="text-align: justify;">- ne pas se rendre en territoires occupés, sous peine d’y « rester coincé »…</p>
<p style="text-align: justify;">Fondées ou non (il ne m’appartient pas ici d’en juger), ces consignes sont un exemple du poids de la peur de l’« autre » à Jérusalem. Populations arabes et juives ne se côtoient que rarement, excepté peut-être au sein de l’Université. Ce même sentiment se retrouve également dans la relation avec les pays voisins (aux frontières ouvertes). Aussi, au moment de repartir pour un court séjour en France, une escapade en Jordanie a-t-elle suffi pour semer le doute quant au contenu de ma valise, aux douanes de l’aéroport Ben Gourion. Dans la file d’attente pour l’enregistrement, plusieurs questions me sont posées, relatives à mon activité en Israël, le motif de mon séjour en territoire voisin, lesquelles me donnent finalement droit à une inspection poussée : scanner puis fouille intégrale de la valise avec un chiffon, au grain de sel (de la Mer Morte) près.</p>
<p style="text-align: justify;">Que les candidats au départ se rassurent : ces petits tracas seront vite oubliés, tant votre expérience en en Israël sera unique !</p>
<p><strong>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/utnapistim/200224886/" target="_blank">utnapistim</a> / Flickr &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
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		<title>Istanbul, les stambouliotes, la mer</title>
		<link>http://www.amphisdailleurs.com/2009/07/26/istanbul-les-stambouliotes-la-mer/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2009 09:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Longépé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Proche & Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
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		<description><![CDATA[Istanbul, c&#8217;est un nom qui enivre, qu&#8217;on aime à se répéter pour invoquer les légendes passées. Celle de son nom par exemple : on raconte que lorsque le Sultan Mehmet le Conquérant s&#8217;avançait vers Constantinople avec ses troupes, alors qu&#8217;il demandait aux paysans terrifiés jusqu&#8217;où menait cette route, ceux-ci répondaient &#171;&#160;Eis tên polin&#187;&#160;, &#171;&#160;à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Istanbul, c&#8217;est un nom qui enivre, qu&#8217;on aime à se répéter pour invoquer les légendes passées. Celle de son nom par exemple : on raconte que lorsque le Sultan Mehmet le Conquérant s&#8217;avançait vers Constantinople avec ses troupes, alors qu&#8217;il demandait aux paysans terrifiés jusqu&#8217;où menait cette route, ceux-ci répondaient &laquo;&nbsp;Eis tên polin&raquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;à la ville&raquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le mystère d&#8217;Istanbul, ville des villes, ne réside pas uniquement dans son histoire, si riche soit-elle. C&#8217;est au présent qu&#8217;il faut chercher les trésors de la Sublime Porte, et c&#8217;est ce que je m&#8217;échine à faire depuis quelques jours, arpentant sans fin les rues byzantines. Son mystère s&#8217;avère ardu à percer, mais je ne désespère pas ; déjà, je commence à entrevoir une partie du kaléidoscope stambouliote.</p>
<p style="text-align: justify;">Une de ses facettes se résume à un mot unique : deniz, la mer. Le cœur d&#8217;Istanbul est divisé en trois parties : la Corne d&#8217;Or sépare le vieux Stamboul des quartiers européens de Galata, Péra et Taxim. Le Bosphore, lui, isole la rive asiatique d&#8217;Usküdar et de Kadiköy de tout contact avec l&#8217;Europe, si ce n&#8217;est celui de deux immenses ponts suspendus. Ainsi, pour passer de rive en rive, le stambouliote emprunte des ferries, qui, à vive allure, se frayent un chemin entre les barques des pêcheurs et les immenses cargos en route vers la Karadeniz, la Mer Noire.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, ici, on prend le bateau comme à Paris on prend le métro. Sitôt le ferry à quai, la foule se presse à bord pour tenter d&#8217;obtenir les meilleures places, sur le pont supérieur, à l&#8217;arrière. Une fois le bateau en marche, les uns discutent, les autres téléphonent ou bien lisent le journal. Rares sont ceux qui, comme la néophyte que je suis, prennent encore plaisir à admirer les palais des sultans se faisant face sur les rives et à observer l&#8217;eau magique du Bosphore filer sous nos pieds entre Moda et Karaköy.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la mer ne se résume pas aux traversées. Si on y regarde bien, elle est partout. Elle est dans l&#8217;odeur du poisson grillé qui embaume dès le petit matin les quais d&#8217;Istanbul ; elle est aussi dans les plateaux de moules portées à bout de bras par de petits vendeurs qui envahissent jusqu&#8217;aux portes de la Mosquée Bleue, lançant de vibrants appels que je ne saisis pas encore à l&#8217;adresse des touristes.<br />
Le mot Deniz lui-même hante les rues. C&#8217;est aussi bien le nom du café du coin que celui d&#8217;une grand banque, en passant par un salon de coiffure à la mode.<br />
Enfin, la mer, c&#8217;est aussi le bruit des sirènes des ferries qui rythment la vie stambouliote au même titre que le chant du muezzin. La mer vit dans l&#8217;indifférence, elle est pourtant omniprésente</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photo</strong>: <strong>Camille Longépé</strong> / <a href="http://www.flickr.com/photos/40577859@N07/3754194565/in/photostream/" target="_blank">Amphis d’@illeurs</a> – <strong>Licence Creative Commons</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Ambiances égyptiennes dans les cafés du Caire</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 09:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Proche & Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[café]]></category>
		<category><![CDATA[Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
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		<description><![CDATA[Si on vous dit « Egypte », vous pensez sûrement aux pyramides, au souk et aux croisières sur le Nil.  Au quotidien, l&#8217;ambiance de la vie au Caire est bien autre chose. Elsa, étudiante en master, a passé sa troisième année dans cette ville de 16 millions d&#8217;habitants et nous raconte l&#8217;ambiance des cafés populaires égyptiens du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Si on vous dit « Egypte », vous pensez sûrement aux pyramides, au souk et aux croisières sur le Nil.  Au quotidien, l&#8217;ambiance de la vie au Caire est bien autre chose. Elsa, étudiante en master, a passé sa troisième année dans cette ville de 16 millions d&#8217;habitants et nous raconte l&#8217;ambiance des cafés populaires égyptiens du centre-ville.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au Caire, les cafés sont une véritable institution. J&#8217;ai lu un jour qu&#8217;il y en aurait plus de 30 000. Cafés éphémères ou cafés centenaires, il y en a pour tous les goûts et toutes les classes sociales, des grandes chaînes sans charme, mais climatisées et branchées, aux improbables tables disposées sur un trottoir. Il y a aussi quelques endroits mythiques aux décors de cartes postales, comme café Fishawi, avec ses grands miroirs coincés entre deux ruelles du souk, magnifique mais un peu trop touristiques. Les plus improbables n&#8217;ont même pas de toit : allez vous promener sur un pont, sur la corniche, ou encore sur la colline de Moqqatam, et on viendra sûrement vous proposer d&#8217;installer une table, quelques chaises et du thé. Hop, le décor est planté !</p>
<p style="text-align: justify;">Au début, ils peuvent impressionner, surtout ceux qu&#8217;on appelle les « cafés baladis » (populaires, en égyptien), qui fleurissent sur les trottoirs et dans les recoins de rue. En général, peu de touristes s&#8217;y arrêtent à moins d&#8217;y avoir été invités par un rabatteur. Il faut dire que beaucoup de ces cafés sont crasseux, que le personnel parle rarement anglais, et que le touriste lambda cultive une peur parfois exagérée de la « tourista ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pas forcément facile du premier coup pour une fille de s&#8217;asseoir toute seule à une de ces terrasses souvent composées d&#8217;hommes plutôt prompts à observer la petite étrangère de passage. Il faut pourtant franchir le pas, et on est généralement accueilli très chaleureusement, car boire un thé dans ces cafés fait vraiment partie intégrante du quotidien cairote. Du coup, c&#8217;est un peu aux cafés qu&#8217;il fréquente qu&#8217;on reconnaît l&#8217;étranger au Caire, touriste ou résident. Les cafés sont l&#8217;espace de rencontre par excellence, dans un pays où on n&#8217;introduit pas ses amis chez soi aussi naturellement qu&#8217;en France, surtout quand on est jeune. Une clientèle majoritairement masculine vient immanquablement s&#8217;y retrouver autour d&#8217;un <em>shay</em> (thé), d&#8217;un <em>a&#8217;hwa </em>(café turc), ou d&#8217;une <em>shisha</em>, dès l&#8217;aube jusqu&#8217;à tard dans la nuit. Les jours de matchs de foot importants, les rues sont vides et tout le monde s&#8217;agglutinent dans les cafés équipés d&#8217;une TV.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun a ses habitudes et ses quartiers préférés. Ma préférence va sans aucun doute à <em>Wust el Balad</em>, le centre-ville, ce qui n&#8217;a rien d&#8217;original puisque ce quartier a la faveur des étudiants étrangers. <em>Wust el Balad</em>, c&#8217;est le décor de « L&#8217;Immeuble Yacoubian », le best-seller d&#8217;Alaa El Aswany : de grandes avenues et de beaux immeubles pas toujours en bon état, qui témoignent sous une épaisse couche de poussière d&#8217;un passé glorieux et de toutes les contradictions du pays. La bonne société égyptienne et les nouveaux riches ont progressivement fui ce quartier, pour aller s&#8217;installer ailleurs, à <em>Masr el Gedida</em> (Heliopolis) ou bien dans la très riche banlieue de <em>Nasr City</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le centre-ville reste le coeur névralgique pour les amoureux du Caire, qui se retrouvent dans les cafés de la place <em>Bab el Louq</em>, en face du marché couvert du même nom. C&#8217;est là qu&#8217;on trouve l&#8217;un des cafés les plus emblématique du centre-ville au nom évocateur : <em>Horreya</em> (liberté). Avec ses murs peints en jaune, son atmosphère enfumée, son sens très approximatif de la propreté et ses fenêtres remplacées par des morceaux de contre-plaqué, sa réputation semble un peu surfaite, mais c&#8217;est l&#8217;un des derniers cafés du Caire où l&#8217;on sert de la bière sans se cacher. Saïd et Milad, les deux serveurs, vous y accueillent avec une bouteille des marques locales, <em>Stella</em> (rien à voir avec Stella Artois&#8230;), <em>Sakkara</em> et <em>Louxor</em>, qu&#8217;ils ouvrent parfois avant même que vous soyez assis s&#8217;ils vous connaissent. Ici comme ailleurs, un thé vaut environ 1 livre (0,13€), une shisha 2 livres, et la bière 10 livres.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui ne viennent que pour l&#8217;alcool seront déçus et préfèreront certainement des endroits plus posés comme la terrasse de l&#8217;hôtel <em>Odéon,</em> car Horreya représente plus qu&#8217;un simple repère de buveurs de bière. Beaucoup n&#8217;y viennent que pour jouer aux échecs en buvant un thé. Pendant le ramadan, c&#8217;est là que viennent ceux qui ne jeûnent pas pour fumer en paix. Juste derrière, c&#8217;est le café <em>Nadwa</em>, où l&#8217;on ne sert pas de bière mais où l&#8217;on retrouve les mêmes habitués qu&#8217;à Horeyya : une petite communauté d&#8217;inconditionnels du centre-ville, composée de musiciens, poètes, activistes de gauche, étudiants ouverts et journalistes, etc. On vient ici pour retrouver d&#8217;autres habitués, pour entendre la dernière blague, ou pour parler discrètement mais sûrement politique. Quelques étrangers, mais surtout des égyptiens, et évidemment, tout le monde finit par connaître tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">A deux pas de là, « <em>Al Bustan</em> » et « <em>Al bursa</em> » sont moins intellos qu&#8217;Horreya et Nadwa, mais tout aussi ouverts et sympathiques. Le premier est une improbable ruelle cachée derrière le célèbre café Riche, où quelques tables ont été disposées, parfaites pour fumer une shisha ou jouer tranquillement au <em>tawla</em> (équivalent égyptien du Backgammon) dans de vieilles boîtes en bois. Avec ses arbres, on le trouvera ombragé ou sombre selon la saison, et on se croit en pleine forêt tropicale lorsque les serveurs se mettent à jeter des trombes d&#8217;eau sur le sol (façon égyptienne de laver&#8230;) en plein été.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à <em>Al bursa</em>, je n&#8217;ai jamais compris exactement où était ce café. A force qu&#8217;on m&#8217;y donne rendez-vous dans différents endroits, j&#8217;ai fini par en déduire qu&#8217;il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une série de petites rues piétonnes recouvertes de chaises en plastique, idéalement situées entre les deux restaurants classiques du Caire, <em>Kazaz </em>et <em>Brins</em>. L&#8217;endroit est réputé pour attirer les homosexuels, mais c&#8217;est surtout là que les jeunes cairotes se retrouvent.</p>
<p style="text-align: justify;">Evidemment, la liste n&#8217;est pas exhaustive, et le meilleur café est souvent celui qui ne paie pas de mine, juste en bas de chez toi. Forcément, il vaut mieux être dans un quartier qui a gardé son ambiance populaire, même si les étrangers y vivent, pour pouvoir profiter de tout ça : Wust El Balad, Mounira et Garden City (ilôts de petites rues verdoyantes autour du centre culturel français), plutôt que Zamalek et Mohandessin. Mais ne vous y trompez pas : ces cafés baladis sont vraiment partout, même dans les quartiers où fleurissent les MacDonalds, Cilantro, et autres PizzaHut.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne s&#8217;ennuie pas dans ces cafés, souvent bondés le soir. Les Egyptiens sortent peu dans la journée, mais veillent tard et font plusieurs courtes siestes plutôt que de longues nuits. Une bonne façon de s&#8217;adapter à la chaleur, puisque les nuits sont douces. Bien sûr, cela reste Le Caire : n&#8217;imaginez pas de paisibles terrasses pour se mettre au calme, à la mode parisienne. Le Caire est une ville bruyante, embouteillée, chaotique. Les Egyptiens ont un mot spécial pour dire ça : on dit qu&#8217;il y a du « <em>zahma </em>». Alors au café, c&#8217;est pareil : parfois quelques mendiants, mais surtout toutes sortes de vendeurs ambulants pour acheter le journal, des graines, des mouchoirs (non, pas pour les rhums mais pour s&#8217;essuyer quand on transpire ou qu&#8217;on a les mains sales), des chaussettes de contrefaçon, etc. Il y a aussi quelques cireurs de chaussures, un serveur armé de charbon qui veille à ce que les shishas soient toujours bien fournies, d&#8217;autres serveurs qui portent des chaises à bout de bras et les installent sur le trottoir au fur et à mesure que les nouveaux clients arrivent, pas mal de chats errants, etc. Sans oublier les irréductibles inconvénients de la ville, puisqu&#8217;on est dans la rue ou tout près : un peu de poussière, beaucoup de bruit, et une chaleur plus ou moins supportable selon la saison. Tout ce qui fait qu&#8217;on aime ou qu&#8217;on déteste Le Caire, souvent un peu des deux&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Photo: Elsa F &#8211; <a href="http://www.flickr.com/photos/40577859@N07/3732364379/?edited=1">Amphis d&#8217;@illeurs</a> / <strong>Flickr &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
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